Audrey Basset au Penny Lane

Audrey Basset

Ses recettes rock’n roll mettent le feu dans les cuisines

Avec son livre Cook’n Roll, Audrey Basset réunit deux passions bien rennaises : la bonne bouffe et la bonne musique. Des recettes inspirées des groupes mythiques du rock et du metal pour les gourmands et les amateurs de jeux de mots : de David Brownie à Motörbread, en passant par Paté Smith ou Nirvanâan, la Rennaise passe les plats avec humour.

Prêts pour un Aperosmith ?

Avec son livre de 50 recettes illustrées et « HELLthy » la Rennaise Audrey Basset frappe fort. Son livre « Cook’n Roll » est déjà un succès de librairie. De quoi mettre tout le monde d’accord en faisant valser les casseroles pour vous donner envie de vous mettre à la batterie… de cuisine.

Un livre de recettes pas comme les autres, un concept décalé né pendant une soirée entre potes.  « Tout est parti d’un délire à l’apéro autour de la recette du David Brownie. Plein d’autres idées me sont venues, j’ai commencé à les noter… » raconte Audrey en dégustant son thé le petit doigt en l’air.

En trois mois seulement elle boucle un premier opus de recettes sorti fin 2019 aux Editions Ouest-France. Un autre est déjà prévu pour la rentrée. Elle qui a plusieurs cordes à sa guitare, signe à la fois les recettes, les photos et le graphisme.

Iron Madeleine, Pita Mitsouko, Jambon Jovi, Freddie MacCurry, The Rolling Scones ou encore Kouigns of the Stone Age, c’est un festival de jeu de mots autour des classiques du rock, du metal et de la folk. De vraies recettes, faciles à faire. Des plats pour tous les goûts avec pas mal d’idées veggies, adaptables pour les fans de cuisine végane et les adeptes du sans gluten.

L’effet « plat c’est beau »

Audrey Basset auteur du livre Cook'n Roll
Se faire food

« Qui ne cuisine pas en musique ? » lance Audrey pour expliquer son concept. « Je voulais sortir du classique entrée-plat-dessert car je suis d’une génération qui aime plutôt les apéros-dînatoires : le week-end, on mange sur le pouce tout en privilégiant des produits sains, c’est pour ça que dans le livre il n’y a pas de produits transformés ». Les végétariens y trouveront donc largement leur compte, mais les carnivores ne sont pas oubliés et auront aussi de quoi se mettre sous la dent. 

« Je n’avais pas envie d’être dans une catégorie. Même si je suis végétarienne à titre personnel, je ne veux pas que les gens se sentent jugés sur l’alimentation. Je trouve tellement dommage de se monter les uns contre les autres alors que le but de la cuisine est de partager un bon moment entre copains, en famille et que tout le monde puisse s’adapter ».

Même chose pour les références musicales, tout est permis : on a le droit d’aller au Hellfest en portant un t-shirt Britney Spears… Les recettes d’Audrey sont d’ailleurs à concocter en musique avec à chaque page des suggestions de morceaux pour mettre le feu dans la cuisine. « Je voulais toucher toutes les générations, pas uniquement les métalleux et les rockeurs, les végétariens ou les vegans. Tout le monde s’y retrouve avec des recettes faciles à réaliser faites surtout pour rigoler, c’est important en ce moment ».

Tofu Fighters , une recette qui décoiffe

Ses recettes se déclinent désormais en vidéo sur Youtube et Audrey aime maîtriser tous les ingrédients de la chaîne. Actuellement graphiste, elle était auparavant Directrice artistique dans une agence de com’ rennaise. Jouer avec les mots est donc une seconde nature pour elle qui est arrivée il y a près de 20 ans dans la capitale bretonne pour faire ses études (à l’école d’arts appliqués LISAA Rennes). Comme beaucoup de Rennais d’adoption, elle n’en est jamais repartie.

 » A Rennes, on a un patrimoine culinaire incroyable… »

Il faut dire qu’à Rennes les gourmands sont bien servis, pas la peine d’aller très loin. « A Rennes, on a un patrimoine culinaire incroyable. Avec plein de nouveaux lieux de restauration… la passion des Rennais pour la bouffe, on le voit tout les mois avec le carton du Marché à Manger ou chaque samedi au Marché des Lices. C’est la tradition d’aller y manger une galette saucisse ou de se faire un petit apéro post-marché ».

Audrey aime aussi goûter au patrimoine musical rennais très riche. « Avec les Trans Musicales et la programmation de l’Ubu, on fait le plein de découvertes chaque année. Au-delà des salles mythiques, des nouveaux lieux comme le MeM rebooste aussi la scène musicale en investissant l’extérieur de Rennes. Le côté guinguette est hyper sympa, c’est important de se retrouver, la musique est quelque chose de fédérateur. Je vais souvent aussi dans les bars comme le Ty Anna voir des concerts, même si le lieu est minuscule l’ambiance est géniale. Rennes reste une ville musicale qui me nourrit ».

« De la bonne bouffe et de la musique : ça c’est Rennes ! »

« De la bonne bouffe et de la musique : ça c’est Rennes ! » résume Audrey. Et quand on lui demande si Rennes mérite toujours sa réputation de ville rock sa réponse est aussi catégorique qu’un headbang ! « Evidemment ! Rennes est encore une ville rock. Pendant les bars en Trans, il y a un monde de dingue pour voir des groupes hardcore et toute l’année on croise un public rock dans les concerts et dans les bars. Ce n’est peut-être pas une population visible dans les médias classiques ou les réseaux sociaux, pas le genre à faire des selfies sur Instagram en train de manger des cupcakes, mais le public rock est bien là ! »

Audrey Basset chez le disquaire Rock'in Bones
Destination Rennes – Nicolas Joubard

La ville fourmille d’ailleurs de bonnes adresses rock’n roll où elle aime passer du temps. Pour dénicher des vinyles, direction Rock’in Bones pour ses arrivages réguliers. Dans une petite cour discrète c’est le QG des fans de garage et de bonnes galettes. Et pour chiner des fringues ou des objets vintage ? Soleil Noir sans hésiter !

Fan de street-food à la sauce rennaise

Côté bonnes adresses pour manger un morceau, Audrey est très portée vers la street-food. « J’adore Debriñ, leur revisite de la street-food à la bretonne est excellente, ils ont su marier le patrimoine culinaire local avec des pains pita en mode kebab, ou avec des nans. Une adresse sympa ! ». Côté végétarien la nouvelle adresse à tester ce sera Symbiozh, pour son originalité, mélange de fleuriste et de cantine. « Je suis également fan des Bo bun de chez Chawp Shop, avec leur déco et l’ambiance sous les néons, on se croirait vraiment dans une cantine de Bangkok. J’aime bien aussi manger au comptoir de Ramen Ya comme les « salary men » à Tokyo. Un réel dépaysement culinaire ! La cuisine asiatique, en particulier vietnamienne et thaï, c’est mon péché mignon » confie Audrey. 

Et pour boire un verre, autre tradition rennaise bien ancrée ? « Je vais souvent au Penny Lane, on se croirait en Angleterre. D’une manière générale j’aime bien l’ambiance des pubs irlandais quand le plancher colle un peu et que ça sent bon la bière ». Comme au Wesport’Inn, rue de Dinan « un vrai pub bretonnant où les clubs de breton se retrouvent autour d’une Coreff ou d’une Skumenn ». Une dernière suggestion pour la route ? « Le brunch musical irlandais du samedi au Fox & Friends, pour son ambiance celtique vraiment cool »

Ses adresses préférées à Rennes

Où voir des concerts ?

Où trouver des disques ?

  • Rock’in bones, 7 rue de la Motte-Fablet

Où manger ?

  • Debriñ, 13 rue Saint-Georges www.debrin-restaurant.fr/
  • Chawp Shop, 14 rue Nantaise, 13 rue de Penhoët
  • Ramen Ya, 6 rue de la Visitation

La nouvelle adresse originale à tester

  • Symbiozh, 6 rue Saint-Malo pour faire une pause végétale

Où boire un verre dans un pub ?

  • Penny Lane, 1 rue de Coetquen
  • Wesport’Inn, 35 rue de Dinan
  • Fox and Friends Pub, 13 rue de la Monnaie
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