Frac de Bretagne

Le Frac Bretagne « Sans réserve »

Plongée dans une collection d’art contemporain

Du 30 novembre 2019 au 26 avril 2020, le Frac Bretagne vous invite à venir découvrir « Sans réserve » une sélection de 50 œuvres parmi les 5000 que compte la collection d’art contemporain. Une plongée dans une toute petite partie émergée qui s’accompagne d’autres propositions et expériences autour de l’art.

« Désacraliser l’art contemporain »

 Sans réserve » : plus qu’une exposition c’est une saison d’expositions qui est proposée par le Frac Bretagne et son nouveau directeur Etienne Bernard. En attendant la grande rétrospective Martin Parr qui aura lieu à partir du printemps, c’est l’occasion d’aller faire un tour dans le magnifique bâtiment imaginé par l’architecte Odile Decq. Un vaisseau noir et rouge posé dans le quartier de Beauregard et le premier Fonds régional d’art contemporain d’un nouveau genre. Un « élégant musée d’art contemporain » dont la mission est de conserver des œuvres, promouvoir la création contemporaine et sensibiliser un large public à l’art d’aujourd’hui.

« Ça n’a pas l’air, mais c’est ouvert »… le slogan inscrit en lettres rouges sur le nouveau tote-bag du Frac Bretagne donne le ton. Le moulage de la carrosserie d’une New Beetle renversée, signée Etienne Bossu, marque également dès l’entrée : il y a du changement au Frac Bretagne…

Son nouveau directeur imprime sa marque à la tête d’une institution qui se différencie des musées. « Un lieu d’expérimentation et de débats » avec un objectif avoué : « désacraliser l’art contemporain ». Avec pour commencer une « utilisation sans réserve du bâtiment ». Il faut dire que l’architecture en impose. Au fil des pas de côté et chemins de traverse proposés pour cette première saison, on (re)découvre de nouveaux points de vues, des angles et des espaces « activés pour les visiteurs ».

Venez chiller dans le Pédilove

Frac de Bretagne
Frac de Bretagne – le Pédilove

Le très froid vide central se transforme ainsi en « canyon » pour accueillir un espace créé par Anaïs Touchot et baptisé « le Pédilove ». Un lieu de détente avec des coussins (et du Wi-Fi), une invitation au chill qui permet d’avoir une vue en contre-plongée du navire amiral de l’art contemporain en Bretagne, inauguré en 2012. Le « Mur du fonds », nouveau lui aussi, accueille des livres d’artistes rarement montrés. Le Frac Bretagne est riche de près de 2200 exemplaires, des expérimentations éditoriales qui valent le coup d’œil et qui seront désormais mises en valeur dans ce nouvel espace. Des lieux qui sont ouverts aux visiteurs gratuitement de même que la librairie consacrée à l’art à l’entrée, et le restaurant où on vient volontiers bruncher le week-end.

Dans les coulisses des collections

Les collections du Frac de Bretagne
Les collections du Frac de Bretagne

Au-delà de ces nouveautés, le Frac Bretagne propose aussi une plongée dans les coulisses de ses collections dans la galerie Nord. « La collection, on en prend soin » explique chaque week-end, avec des visites guidées à 15h et 17h comment sont conservées, inventoriées, traitées et restaurées les milliers d’œuvres du Frac Bretagne. Sur les murs de cette réserve « artificielle », des chefs d’œuvres du sol au plafond : Pierre Soulages, Jacques Villeglé, Raymond Hains… on en prend plein les yeux. Et encore il ne s’agit que d’un petit aperçu de la collection qui compte 5000 œuvres, dont 1500 peintures, un millier de sculptures, des centaines de dessins et petits formats ainsi que de nombreux livres d’artistes.

Le samedi et le dimanche, visite commentée à 15h et 17h

Une collection qui parle du monde

Avant de rejoindre la galerie Sud où est installée l’exposition en tant que telle, une vidéo d’un autre artiste majeur conduit à une nouvelle réflexion sur l’architecture. Gordon Matta-Clark, connu pour ses découpages de bâtiments, y dissèque un entrepôt new-yorkais abandonné. Comme un retour à l’essentiel. Celui d’une collection qui se raconte à travers une sélection de 50 œuvres. Autant d’échos aux grandes questions de sociétés et aux débats politique contemporains : la diversité, le changement climatique, l’identité culturelle. Les œuvres apportent ici un autre regard sur le monde.

« L’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » ​

Comme l’affirmait Robert Filliou, « l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Et ce n’est pas par hasard que son oeuvre de Sky writing, un projet d’écriture poétique dans le ciel avec des trainées d’avions, ouvre l’exposition. Dans la galerie, on voyage de références en références : le duo d’artistes italiennes Goldschmied & Chiari joue sur la recréation des Nymphéas de Claude Monet, l’illusion se dissipe à mesure qu’on se rapproche pour découvrir une réalité moins bucolique. L’Américaine Sturtevant réplique le style de Warhol pour s’interroger sur la propriété artistique. Le monochrome de Renée Levi rappelle un marqueur de l’histoire de l’art et une constante dans la collection du Frac.

Au cœur de la galerie une installation en forme de kiosque de Cyrille Mariën forme un bon point d’observation sur les œuvres. Une zone d’écoute, comme un cocon, où une pause s’impose pour scruter avec attention les intérieurs américains de Martha Rosler, où la brutalité du monde s’invite dans le confort du foyer, comme un passager clandestin. D’autres œuvres, celle de l’affichiste Alain Le Quernec ou la vidéo d’Enrique Ramirez réalisée lors d’une résidence au phare de Créac’h de l’île d’Ouessant, apportent un ancrage breton à ce tour d’horizon d’une collection qui ne demande qu’à être connue. Pour parfaire l’expérience et la rendre multisensorielle, les Trans Musicales ont concocté une playlist spéciale pour visiter l’exposition au son des meilleurs morceaux des musiques actuelles. 

Le Frac Bretagne
Le Frac Bretagne

Infos pratiques

> Exposition Sans réserve à Rennes du 30 novembre 2019 au 26 avril 2020

> Le Frac Bretagne est situé dans le quartier de Beauregard, 19 avenue André Mussat. A 10 minutes du centre-ville en bus (Ligne C4 Direction Grand Quartier, ou ligne 14 direction Beaulieu-Atalante, arrêts Cucillé ou Léonard).

> Horaires : ouvert du mardi au dimanche de 12h à 19h (fermé le 25 décembre et le 1er janvier).

> Tarifs : 3 euros (plein tarif), 2 euros (tarif réduit), gratuit pour les moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, titulaires de la carte Sortir ! Gratuit chaque premier dimanche du mois.

> Le restaurant tenu par Angau & Co : ouvert du mardi au dimanche de 12h à 17h (brunch le dimanche). Tous les midis de la semaine dans le restaurant une expérience originale est proposée : un déjeuner avec une œuvre. Au menu à 12h30 le plat du jour + café à 7,50 euros.

> A voir également les alignements d’Aurélie Nemours devant le bâtiment.

> Infos et réservations sur www.fracbretagne.fr/

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