Durée
45 min
Thème
Art & Culture | Danse | Musique
Public
Accessibilité PMR | Adulte | En duo | En famille | Tout public
À la croisée de la house dance - dont elle est l’une des figures majeures en France et à l’international - et des héritages dansés panafricains nourris notamment par son parcours à École des Sables, la chorégraphe développe une écriture organique et profondément incarnée. Porté par une physicalité viscérale, le corps (re)devient archive vivante. Il convoque les mémoires enfouies, traverse les silences, dialogue avec l’invisible et transforme la perte en puissance de vie. Sawata condense en un mot l’essence même de la pièce. Sawa désigne le peuple bantou du littoral camerounais dont est issue la chorégraphe, appelé aussi le peuple de l’eau.
Wata, en pidgin camerounais, signifie eau. Né d’une double perte intime - celle de son père adoptif puis de son mentor - Sawata prend la forme d’un rite de passage, une traversée où le deuil devient mouvement, et le mouvement devient mémoire vivante. Pour cette création, Nadia « Nadéeya » Gabrieli Kalati s’inspire du Ngondo, cérémonie ancestrale du peuple Sawa durant laquelle un initié plonge dans les profondeurs de l’eau pour entrer en dialogue avec les ancêtres et revenir porteur d’un message. Dans Sawata, cette plongée devient intérieure.
Les voix de femmes de sa lignée, mêlées à l’univers sonore de Adrien Kanter et des compositions musicales entre le Cameroun et le Sénégal, composent un paysage sensoriel où l’intime rejoint le collectif, où le personnel devient universel. Sawata est une invocation. Une descente. Une traversée. Un retour transformé
20h | 45 minutes | CCNRB, St-Melaine
Vente pour le compte du CCNRB


