Le Rennes de EYK

EYK

Artiste touche-à-tout, passionné par les cultures urbaines

Arrivé de Tahiti pour faire ses études, EYK a lancé à Rennes une marque de vêtements et réalise des vidéos, des photos et des projets autour des cultures urbaines. Rencontre avec un artiste touche-à-tout.

De Tahiti… à Rennes

Le rennes de EYK
Diego Leance

Diego Leance a quitté Tahiti à l’âge de 18 ans. Il s’installe à Rennes en 2008, « un peu par hasard », pour suivre des études en Master affaires internationales, à l’Université de Rennes 1. Un choix d’études aux antipodes de sa fibre artistique développée à travers la pratique de la danse hip-hop pendant plus de dix ans. Une passion pour la culture urbaine qui le conduit vers d’autres disciplines : la photographie, le dessin, la vidéo et même la haute-couture.

« Rennes, une ville multi-culturelle où les gens ont le sourire »

Venant de Polynésie, le contraste avec la Bretagne a été intense pour Diego, mais il a vite trouvé ses marques. « J’avais plus l’habitude des palmiers, la nourriture bretonne est aussi très dépaysante »…  se souvient Diego. « Rennes est une ville conviviale où les gens ont le sourire et sont très généreux. C’est facile de faire des rencontres et de lier connaissance. C’est une ville multiculturelle où on peut entendre parler 5 langues différentes dans la même journée ».

Comme pour beaucoup de créatifs, les étudessont vite passées au second plan pour laisser place à sa vocation artistique autour des cultures urbaines. Dès son arrivée, il s’inscrit dans un club de danse hip hop. « Vu de Tahiti, la France est l’eldorado de la danse urbaine avec beaucoup de battles et de grands événements organisés toute l’année ». A Rennes, il participe à des rendez-vous comme Block Party, des événements street et commence à faire des photos et des vidéos qui le font connaître.

EYK, un « studio de haute démesure »

Le projet EYK est venu concrétiser les rencontres et sa passion pour le street-art, le graff, la danse et la culture urbaine. Avec son associé, François Galiana, il monte un studio de « haute démesure » sous son nom d’artiste, EYK, qui vient d’une expression anglaise désignant la frustration quand on a très envie de quelque chose…

Projet EYK

« Au départ, l’ambition était de ne faire que du street-wear, très vite, je me suis retrouvé à toucher à tout ce qui tourne autour de la création : du dessin bien sûr, de la photo, du design… Mais vendre, ce n’est pas trop mon truc, ce que je préfère c’est créer des œuvres » confie Diego. Ses collections de vêtements en font partie, avec une collection haute-couture et une autre prête-à-porter.

« La culture street wear s’est démocratisée, grâce à la culture skate, tout le monde s’habille un peu casual aujourd’hui. On essaie de garder une patte à la fois hardcore et chic en mélangeant des codes de la culture urbaine avec l’univers du luxe ».

Croiser les mediums et les technologies

EYK est un touche-à-tout, impossible à enfermer dans une seule case. Il mixe différents médiums, la photo, la vidéo et les nouvelles techniques pour donner une touche artistique à ses projets. « La haute-démesure, c’est du sur-mesure qui en met plein la vue » résume Diego. Le studio se veut également avant-gardiste, « on essaie de s’approprier les nouvelles technologies comme de la vidéo 360, le motion design », et collabore avec d’autres structures. Comme pour réaliser cette vidéo panoramique depuis la tour des Horizons, le plus haut « gratte-ciel rennais ». 

La petite équipe EYK est hébergée, grâce à Yao Bretagne et l’association « les petits bureaux », à Betton, dans les locaux d’Artefacto, une société de réalité virtuelle.

Un projet pour mettre en avant le 1% culturel

EYK

EYK mène de front des projets destinés à valoriser les créateurs rennais, à travers une série de vidéos baptisée 1% Project. « Le 1% de la population, ce sont ceux qui créent, qui marquent la tendance, des gens importants pour la culture, comme le danseur Bruce qui collabore avec Wanted Posse et de nombreux autres groupes » explique EYK.

Illustration avec une vidéo de ce danseur capturée dans un décor insolite : celui du Musée des Beaux Arts de Rennes. « On voulait mettre en avant la danse urbaine dans un autre lieu, avec beaucoup d’espace pour contraster avec les mouvements de hip-hop. Bruce est un danseur avec un style très particulier, assez vif mais tout en finesse, le mélange était intéressant » indique Diego.

« Les 1% de créatifs ne sont pas forcément les plus populaires ou les plus médiatisés, on avait envie de les révéler au grand jour. A Rennes, on rencontre énormément de monde, comme Cozy qui fait des featurings importants, notamment celui avec Snoop Dogg. C’est le genre de personnalités parfois plus connues à l’étranger que dans leur propre ville… »

Les bons plans rennais selon EYK

Le Rennes de EYK

A force de rencontrer des artistes de visiter des lieux de culture ou de loisirs EYK a sa propre vision de la ville, des rendez-vous et des adresses qu’il fréquente et qu’il fait partager.

Des festivals sur l’art et les cultures urbaines 

« Il y a tellement de festivals à Rennes… le festival Maintenant, un concentré de culture, d’art et de technologie que j’apprécie plus particulièrement pour ses installations artistiques. Le Funk prend les rennes, le festival hip hop Dooinit, le festival Urbaines à l’Antipode où j’ai exposé, ainsi que la biennale d’art urbain Teenage kicks, sont aussi des moments à ne pas rater dans la saison culturelle ».

Des lieux de culture à visiter

Le Musée des Beaux-Arts: « un des plus beaux musées de la région que j’ai découvert récemment. J’aime beaucoup m’y promener et découvrir des peintres et artistes que je ne connais pas ». Autre lieu incontournable pour Diego : le Triangle. « Je suis très attaché au Triangle de par son implication dans la culture Hip hop avec ses spectacles, les festivals comme Agitato, Block party et son équipe ultra-dynamique ».

Où manger ?

« J’aime beaucoup la cuisine antillaise de Black Temple Food (photo ci-dessus). Un vrai dépaysement le temps d’un repas. J’aime aussi déguster un bon repas thaï chez Monsieur Yak. Je suis séduit par leur approche contemporaine ». Pour les spécialités locales comme les crêpes et galettes, son adresse favorite est la crêperie Saint-Georges, « pour son côté emblématique ».

Le restaurant Black Temple food à Rennes
Le restaurant Black Temple food à Rennes

Où boire un verre ?

Dans un cadre agréable avec des œuvres d’arts exposées au mur, Diego aime aller boire un verre au Carré, une bonne table de la Place des Lices avec une terrasse très agréable pour les beaux jours. Autre recommandation de l’artiste pour un cocktail : le Balthazar Hôtel & Spa.

Où se faire tatouer ?

Enfin, si comme EYK vous avez Rennes dans la peau, une adresse à suivre :  Calavera tatouage, « des artistes tatoueurs dont j’aime beaucoup l’approche et le style. »  

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