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Exposition The World Park

L‘Institut Confucius
17 rue de Brest
35000 Rennes

02 99 87 08 85

Contact :

LIN

Exposition

Exposition The World Park

Du 4 octobre 2021 au 4 décembre 2021

    L’accès à ce lieu ou cet événement est susceptible d’être conditionné à la présentation d’un pass sanitaire valide. Pour en savoir plus sur les modalités de contrôle, nous vous encourageons à contacter l’organisateur en amont de votre venue. 

    Thomas Sauvin est un curateur et collectionneur français. Il travaille sur la photographie vernaculaire chinoise à travers son projet «Beijing Silvermine», un fonds d’archives fondé en 2009 et constitué de près de 850 000 photographies.

    Dans le cadre de Made in China, son exposition « The World Park » sera visible à l’Institut Confucius de Bretagne du 1er octobre au 1er décembre 2021.

    « Faire le tour du monde, quelle merveilleuse idée ! Mais pour de nombreuses raisons, peu de gens peuvent se l’offrir, et ce voyage demeure un rêve inaccompli pour beaucoup. Mais les choses changent et vous êtes invité au Beijing World Park ! Ici, vous pourrez faire le tour du monde en un jour seulement, le rêve devient maintenant réalité ! »

    C’est sur ce texte prometteur que s’ouvre le catalogue du « Beijing World Park » inauguré en grande pompe le 25 novembre 1993 par le premier ministre Li Peng. A l’heure où la Chine s’ouvre, ce parc à thème offre à ses visiteurs une expérience inédite du tourisme. Avec plus de cent reproductions miniatures des grands monuments du monde, il propose au visiteur, qui s’initie timidement aux loisirs, un voyage fictif où les pyramides de Gizeh et Notre-Dame-de-Paris se côtoient dans le giron rassurant d’un espace national.

    Construit en l’espace de 18 mois par l’Institut d’ingénierie civile et d’architecture de la ville de Pékin pour un investissement public de 150 millions de RMB [environ 20 millions d’euros à l’époque] sur plus de 45 hectares, le parc témoigne de l’engouement pour l’étranger qui domine les années de « l’ouverture et de réforme » initiées par Deng Xiaoping, et coïncide merveilleusement avec l’âge d’or de la photographie argentique populaire. En l’espace de six mois, 3.7 millions de Chinois visitent le parc souvent munis d’un appareil photo. Les milliers de clichés réalisés par ces apprentis touristes donnent à voir des scènes insolites où des symboles mondiaux d’architecture sont réduits à des échelles improbables, ils révèlent l’enthousiasme des visiteurs pour ces représentations d’un ailleurs devenu accessible.

    Quelques milliers de ces images se dissimulent dans Beijing Silvermine, l’archive de l’artiste et collectionneur français Thomas Sauvin.